LE BRACELET DU DESTIN
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LE BRACELET DU DESTIN

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Le temps s'est figé l'espace d'une fraction de seconde. Les yeux de Victor Vance brillaient d'une cruauté infinie tandis que sa main glissait vers l'arme dans sa poche de peignoir.

Avant qu'il n'ait pu dégainer, Marc a bondi en avant avec une agilité surprenante pour son gabarit, le plaquant violemment contre la cloison lambrissée de bois précieux. La tasse de café s'est fracassée au sol, répandant un liquide noir sur le tapis blanc.

— Ne bouge pas d'un pouce, ordonna Marc d'une voix sépulcrale en plantant le canon de son arme sous le menton de Vance.

Le directeur du consortium a toussé, esquissant un sourire mauvais malgré la pression du canon. Ses lèvres portaient une trace de sang, mais son regard restait provocateur.

— Tu crois m'abattre ici, Marc ? a craché Vance en riant doucement. Si tu tires, l'alarme générale se déclenche dans tout le secteur. Et dans moins de trois minutes, une escouade de mercenaires bouclera cette villa. Vous n'irez pas à cent mètres d'ici avec le bébé.

Mes jambes tremblaient, mais une force irrépressible me poussait en avant. J'ai ignoré les menaces de Vance, me suis précipitée vers la lourde porte blindée flanquée du lecteur biométrique.

— Où est-elle ? Où est ma fille ? ai-je hurlé en martelant la porte de mes poings.

Vance a tourné la tête vers moi, un sourire sardonique aux lèvres.

— Tu veux voir ta petite merveille, Chloé ? Elle est juste là derrière. Mais tu n'as pas les droits pour ouvrir. Et devine quoi ? Seul mon empreinte digitale et mon code rétinien peuvent déverrouiller ce coffre-fort biologique.

Une rage incandescente a embrasé mon esprit. Je me suis approchée de lui à pas lents, mes yeux fixés dans les siens. Il n'y avait plus de peur en moi, seulement une détermination absolue.

— Tu vas l'ouvrir, ai-je dit d'une voix basse et glaçante.

— Et si je refuse ? Qu'est-ce tu vas faire ? Me tuer ? Dans ce cas, tu ne reverras jamais ton enfant vivant, les codes d'accès seront détruits automatiquement par un système de purge.

C'était une impasse mortelle. S'il mourait, nous étions perdus. S'il vivait, il réussirait à nous écraser.

Mais au moment où la tension atteignait son paroxysme, un bruit de cliquetis électronique s'est fait entendre derrière nous. Les haut-parleurs dissimulés dans le couloir se sont activés, diffusant une voix froide et mécanique : « Alerte intrusion secteur est. Protocoles de sécurité en cours de réinitialisation. »

Marc a pâli.

— Il a activé l'alarme silencieuse avec son autre main dans sa poche ! Il faut faire vite !

Vance a éclaté d'un rire triomphant.

— C'est fini, les enfants ! Vous avez perdu !